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Assurance santé au Brésil, par Jean-Michel Lartigue - UFE Brésil

lundi 8 avril 2013, par Benjamin Quicq 2


Quand on est un particulier français résident au Brésil, vient toujours le moment où la question des assurances se pose. Lesquelles souscrire, auprès de qui, quels sont les pièges à éviter ? Partage Seguros, seul cabinet de courtage français de São Paulo, répond à ces questions. Aujourd’hui : l’assurance santé.

Un sujet délicat et complexe au Brésil. La constitution assure à tout citoyen le droit à une couverture santé, mais l’État n’a pas les moyens de ses ambitions. Alors, par l’intermédiaire de son agence ANS, il encadre l’offre privée, norme les couvertures médicales obligatoires et plafonne les réajustements tarifaires des plans individuels et familiaux. Nombre d’intervenants ont du coup abandonné la commercialisation des contrats individuels, se consacrant uniquement au marché collectif (entreprises, associations, syndicats) qui échappe au plafonnement.

Qu’est-ce qui distingue un plan de santé d’un autre ? D’abord la qualité et la solvabilité de l’opérateur, compagnie d’assurance, tels Bradesco, Porto, Allianz, etc. ; société de médecine de groupe comme Amil ; ou coopérative comme Unimed. Mieux vaut s’informer avant de signer tête baissée avec le plus offrant. Chaque opérateur a sa gamme de plans, qui diffèrent par le confort en hôpital (chambre privée ou non), les catégories d’hôpitaux et laboratoires accessibles (références top à São Paulo : Einstein, Sírio Libanês, Fleury), enfin les plafonds de remboursement des consultations, analyses, traitements et opérations (une consultation chez un spécaliste peut dépasser les R$400). Dans la pratique, l’offre d’assistance médicale au Brésil est donc à plusieurs vitesses avec des écarts très importants.

Quels conseils à une famille expatriée arrivant au Brésil ou envisageant d’y venir ? A priori les cadres des multinationales bénéficient de couverture médicale généreuse. Mais pour qui vient en solo ou monter la filiale d’une PME, le sujet prend tout son sens. Plusieurs options s’offrent à la réflexion :

Avoir une couverture label France, c.a.d. une mutuelle comme April ou AISAE, en complément ou non de la CFE (caisse des français de l’étranger). Avantages : parfois, pas toujours, des tarifs plus modérés (moins de tranches d’âge ; plus mutualisé) ; plus de garanties (greffes ; dentaire ; optique ; etc.) ; extension possible pour soins en France. Inconvénients : plafonds de prise en charge parfois en deçà de la réalité brésilienne ; pas toujours d’agrément entre mutuelle et hôpitaux brésiliens ; paperasserie et délais de remboursements.

Souscrire un plan local individuel : Avantages : protection de l’ANS ; commodité d’usage ; réajustements tarifaires plafonnés par l’ANS ; protection dans la durée (si l’assurance est souscrite avant 59 ans, la compagnie ne peut plus exclure l’assuré) Inconvénients : Peu de choix décent et les meileurs plans sont chers (Omint ; Amil One Health).

Souscrire un plan local collectif (PME) : Avantages : plus de choix d’opérateurs et de plans ; tarifs plus modérés. Inconvénients : nombre minimum d’employés requis pour souscrire ; réajustements annuels de barêmes éventuellement salés.

Souscrire un plan offshore (Bupa, par ex.). Avantages : couvertures top ; modulations des barêmes par adoption de franchises ; agréments directs avec les meilleurs hôpitaux. Inconvénients : grande rigueur à la souscription (exclusion/surprime des conditions préexistantes) ; réajustements annuels parfois brutaux ; limite d’âge dans certains cas (bien vérifier avant de souscrire les conditions de permanence après 65 ans). Obs : La CFE assure elle la continuité).

Jean-Michel Lartigue